American Indian Movement

 

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L'American Indian Movement (AIM) est un groupe indien américain de droits civils des États-Unis qui apparut sur la scène nationale avec l'occupation non-violente de l'île d'Alcatraz de 1969 à 1971, soutenue par le Black Panther Party[1]. Ils exigent, en outre, la création d'un centre culturel et universitaire à Alcatraz, où ils pourraient recevoir dans leur langue une éducation conforme à leur culture, à leurs pratiques cérémonielles, à leurs croyances et où ils apprendraient à vivre en accord avec leur propre philosophie de la nature. Il fallut un an et demi avant que la police ne réussisse à déloger les Indiens de l'île ; au cours de cette période, ceux-ci avaient attiré l'attention de millions d'Américains et d'étrangers sur leurs difficultés[2]. Le mouvement occupa ensuite le quartier général du BIA (Bureau of Indian Affairs) à Washington D.C., en 1972 et 1973 avec l'occupation de Wounded Knee (Dakota du Sud) dans la réserve indienne de Pine Ridge, lieu symbolique de la défaite de Big Foot et du massacre de 300 Indiens Sioux. L'AIM fut cofondée par Dennis Banks, Herb Powless, Clyde Bellecourt, Eddie Benton Banai, et de nombreux autres militants en 1968. Russell Means en est aussi membre, et le chanteur John Trudell en fut le dirigeant de 1973 à 1981. Leonard Peltier, condamné à perpétuité lors d'un procès controversé, est aussi membre du mouvement.

Durant les décennies qui suivirent sa formation, l'AIM manifesta pour la défense des intérêts amérindiens (Native Americans), inspira un renouveau culturel, contrôla les activités de la police et coordonna des programmes d'emploi dans des villes et au sein de communautés rurales à l'intérieur des réserves, et ce, à travers l'ensemble du territoire américain.

L'AIM apporta aussi son soutien à d'autres causes indigénistes en dehors du territoire des États-Unis.

Références

  1. « LE GUERRIER DU VERBE » [archive], interview avec le chanteur John Trudell, in L'Humanité, 31 juillet 1992