Ce sont les Espagnols qui ont introduits le cheval. Le cheval a vite fait partie de notre culture, juste après le chien.

En plus, ils pouvaient transporter les hommes.
Nous avons cessé d'être sédentaires, nous nous sommes déplacés et devenus nomades.
Dès que nous avons su parfaitement maîtriser l'animal nous nous sommes transformés en guerriers.
Les chevaux nous ont permis de multiplier les contacts avec les autres tribus.


Il devient indispensable dans la chasse du bison.
En même temps que le cheval, apparaît une autre nouveauté : le fusil.
Le cheval et le fusil ont donné une existence très dynamique mais aussi très imprévisible.
Le fusil facilite la chasse du bison mais il modifie les règles de la guerre.
Les tribus rivales se déciment entre elles.

 

 

 

 

 

LES ANIMAUX DANS L'ECONOMIE INDIENNE

 

LE BISON : La viande de bison est essentiellement consommée fraîche en période de chasse. Les gros morceaux sont découpés en lamelles par les femmes, puis pendus au soleil.
Ces lamelles déshydratées peuvent être conservées toute une année et constituent les réserves de la tribu.
La graisse (qui est dans la bosse) est utilisée comme ruse par les
chasseurs. Ils s'en enduisent le corps pour éliminer leur propre odeur lorsqu'ils approchent les bisons.
La peau sert à la fabrication de tipis, de couvertures, de vêtements, de canoës, de travois, de boucliers.
La cervelle entre dans la technique indienne du tannage pour assouplir les peaux.
Les os : les côtes servent d'armatures pour les Tomahawks et les arceaux de canoës.
Les cornes servent de poires à poudre, de boîtes pour les herbes médicinales mais aussi à fabriquer des pointes de flèches.
Les nerfs servent de fils à coudre, les intestins de corde pour les arcs ou de liens.
Les sabots bouillis entrent dans la composition d'une colle épaisse.
La bourse est utilisée comme combustible une fois séchée par le soleil.

 

PORC- EPIC : Ses piquants sont utilisés pour broder les vêtements et les berceaux des enfants.

 

OURS GRIZZLY ET OURS NOIR : Ils se servent de la viande comme nourriture, de la peau pour les vêtements des chefs et des sorciers, de la graisse pour se protéger des piqûres d'insectes.
Les griffes sont des talismans qui ornent le vêtement des shamans (sorciers ).
Les Indiens portent beaucoup de talismans : griffes de lynx ou de loups, pattes de renards, oreilles de lièvres, sabots d'élans, de cerfs et de bisons, les serres d'aigles et les becs de hiboux grands-ducs.

 

CERF WAPITI : La peau des cuisses sert à la confection des mocassins ou de jambières sans couture.

 

AIGLE : On retrouve les plumes de l'aigle dans la coiffure des chefs notamment chez les Sioux- Dakotas dont la grande coiffe retombait jusqu'à terre. Ces plumes servent aussi à orner les calumets sacrés et les lances des guerriers ( ainsi que des mèches de scalps ).

 

La PYRARGUE à tête blanche est aujourd'hui emblème des États - Unis.

 

BALEINES : Leurs longs os souples entrent dans la confection d'arcs très prisés par les Cheyennes.

 

LES COQUILLAGES : Ils servent à la fabrication de perles rondes ou oblongues, obtenues par usure dans du sable fin. Elles sont utilisées dans la décoration de vêtements. Les perles allongées entrent dans la fabrication de gilet pare-flèches d'une grande valeur.

Les peaux de loutre, castor, hermine, chien de prairie servent de sacs-médecines. Généralement l'Indien en possède deux sur lui. L'un contient des amulettes sacrées, l'autre sa pipe, son tabac, ses peintures de guerre, ses talismans.
Se faire arracher son sac- médecine par un ennemi ou simplement le perdre, vaut à l'Indien le mépris de toute sa tribu.

   

LA CHASSE AUX BISONS :

Les Indiens des plaines chassent le bison de deux manières : à pied et à l'approche ou bien à cheval. Dans les deux cas, le fusil n'est jamais utilisé car ils considèrent ce moyen indigne du prestigieux animal.
Chaque année, les bisons effectuent une sorte de migration saisonnière à travers la prairie:
Ils montent vers le Nord - Ouest et redescendent vers le Sud-Est à la fin de l'été.
C'est au printemps que les Indiens les chassent. Aussi l'annonce de leur arrivée est-elle attendue avec une grande patience. Lorsque l'époque approche, les chasseurs se couvrent de peaux de bison et durant plusieurs jours ( jour et nuit) se mettent à danser la Danse du bison en mimant toutes les péripéties de la grande chasse qu'ils vont livrer.
Dans leur croyance, cette danse obtient toujours le résultat escompté : leurs éclaireurs arrivent un beau matin en annonçant que les bisons sont arrivés.
Il existe deux techniques pour l'approche des bisons à pied

.
Dans la première, l'Indien s'enduit le corps de la graisse de l'animal et se recouvre de sa peau afin de dissimuler son odeur.
Puis, patiemment, arc en main, il se glisse au sein du troupeau dont la méfiance est endormie.
Choisissant les plus belles bêtes, il leur décoche une flèche au coeur, les animaux s'écroulent sans que les autres n'y prêtent attention.
En d'autres cas, c'est revêtu d'une peau de loup que l'Indien s'approchera à quatre pattes du troupeau. A la vue de leur ennemi héréditaire, le mâle le plus proche charge l'intrus et il faut alors une grande adresse et un réel courage ( une sacrée dose de courage ) pour tirer à bout portant au moment où fonce ce géant de 600 Kg.

La chasse à cheval requiert la présence de tous les hommes de la tribu. Armés de lances et d'arcs, les chasseurs au galop encerclent le troupeau de façon à le faire tournoyer. Avec un troupeau de plusieurs centaines de têtes, c'est un spectacle fantastique que ce tourbillon de bêtes grondantes, entouré de cavaliers qui poussent de grands cris pour augmenter l'effroi des bovidés.
Les Indiens ont l'habitude de serrer les animaux de plus en plus près, et chaque fois que l'un d'eux parvient à hauteur d'un bison, il lui envoie une flèche ou plonge sa lance dans son flanc.
La chasse s'arrête lorsque le chef estime suffisant le nombre de victimes abattues.
Quand retombent les nuages de poussière, se trouvent sur le terrain bisons morts ou blessés mais aussi les corps des cavaliers désarçonnés.

 

AAD